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L’été au château : en pente douce

(article paru dans Miécourt douce campagne / Le Barotchais, N° 97, sept. 2008)
 
Après un début de saison mené tambour battant – brocante, fête des fleurs et exposition Bovey, la fondation a décidé de s’accorder une pause estivale que d’aucuns qualifieront de bien méritée. Cette interruption des animations ne signifiait nullement qu’il ne se passait rien.
 
Comme annoncé dans le dernier numéro, la FACMI avait décidé d’entreprendre la réhabilitation du jardin à la française situé à l’est des bâtiments principaux. Débroussaillage, nettoyage des carrés, réfection des murets, réaménagement des allées et de l’accès, semis : par intermittence, les travaux ont duré pendant les mois de juin et de juillet. Le point de vue est des bâtiments est maintenant bien dégagé. Ce nouvel espace n’attend que le gazon ait poussé pour être «réapproprié» par la fondation.
Mais revenons comme promis à l’exposition du mois de juin.
 
 
DESMOND BOVEY
PÉDAGOGIQUE ET MAGIQUE
 
«J’ai dû dessiner des milliers d’espèces animales et végétales, de la bactérie au platéosaure, en passant par les libellules, les poissons, les oiseaux et les batraciens. J’essaie si possible de trouver un équilibre entre la rigueur scientifique et une certaine émotion, voire de la poésie. Dessiner, c’est avant tout observer. Et observer, ça s’apprend.» C’est une citation de Desmond Bovey reprise par le président Juillard lors du vernissage de l’exposition le 5 juin dernier. Comment mieux résumer sa démarche? En effet, «le style réaliste et très personnel de Desmond Bovey marie la précision et la légèreté, notait le présentateur : rigueur dans la composition, pertinence des comportements, précision des traits et justesse des interprétations. La rigueur n’a pas de prix.»(M.J.)
Le Néo-zélandais d’origine, Franc-comtois d’adoption depuis 1983, est un méthodique. Il passe des heures à traquer le moindre détail dans la nature et dans les livres, accumule les croquis de terrain et les dessins avant de les peaufiner en atelier. Il ne travaille que sur commande, pour le compte des administrations de la région bisontine. Ses aquarelles, dessins au crayon et au feutre dévoilent un univers à la fois pédagogique et enchanté…
D’entente avec Jacqueline Rommerts-Mottet, le «BloomRoom» de la Fête des fleurs a été maintenu pendant la durée de l’exposition Bovey. Ainsi le public a pu voir (ou revoir) la «chambre aux fleurs» et s’imprégner de son atmosphère nostalgique toute spéciale.
 
 
UNE SORTIE STUDIEUSE
 
Le 30 août dernier, à l’occasion de sa traditionnelle sortie annuelle, délaissant le fracas d’une Braderie de Porrentruy chaude et ensoleillée, le Conseil de fondation s’est déplacé dans la Vallée de la Sagne. Au programme de la matinée, certains membres ont opté pour une balade en char à banc dans le secteur de la Corbatière. Il fallait chanter, paraît-il, pour faire avancer l’équipage, et les passagers ne s’en sont pas privés, tonifiés qu’ils étaient par l’air vivifiant de ce coin idyllique. D’autres se sont risqués à une balade à cheval dans les pâturages, et avouons que pour des néophytes, ils s’en sont rudement bien tirés! Le Relais du Mont Dar (1260 m.) accueillait ensuite les vaillants excursionnistes autour d’un repas roboratif. Une gentiane plus tard, la troupe s’était déplacée au Palais des Champignons de Cernier, pour une visite guidée. De par sa conception muséographique moderne et dynamique, le Mycorama force l’admiration… et stimule la réflexion.
Rendez-vous est donné en fin d’après-midi sur la terrasse Spechbach, à Bôle, où comme prévu au programme, a lieu une courte séance du Conseil de fondation. Mise en place des prochains événements de la saison, suivi des dossiers en cours, informations sur les derniers travaux effectués dans le jardin et sur les soins prodigués à l’arboretum, telle est en substance la teneur de l’assemblée.
Vers 19 heures 15, place à l’apéritif, puis aux festivités gastronomiques… Allez, lectrice et lecteur, juste pour faire envie, deux références : le magret de canard, et une mousse au chocolat «que tu peux mourir après, tellement c’est bon!». Tout cela sans compter les joies de l’amitié, par une douce nuit d’été comme il y en a trop peu. Merci à Jacqueline et à Christian, auxquels on doit cette splendide journée, même le beau temps je crois!
 
 
VERNAGEAU TOMBE À L’EAU
 
Qu’il eût été agréable de conclure cette chronique par la jolie sortie de la FACMI en terres neuchâteloises ! Hélas, l’actualité en a voulu autrement. Il n’y aura pas d’exposant au château durant le mois de septembre. Au dernier moment, en butte à des difficultés rédhibitoires, l’aquarelliste Sylvie Vernageau renonce à venir exposer au château de Miécourt. A cinq jours du vernissage, alors que sont déjà posées les affiches! Voilà un pépin qui ne nous était jamais arrivé en douze ans !
La Fondation tient à s’excuser auprès de son fidèle public de cette fâcheuse défection. Elle espère qu’il ne lui en tiendra pas rigueur, et lui donne rendez-vous le 3 octobre prochain pour le vernissage de l’exposition de Régine Grandjean-Renard, de Saint-Louis (France). (jlm)

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